Comment tout a commencé ?

De 2007 à 2012, je travaillais en crèche avec des enfants de 1 à 4 ans, en attendant de savoir ce que je voulais faire de ma vie. Je jouais avec eux, je leur racontais des histoires et les faisais rire. Ma vocation, si une telle chose existe, était juste là en fait. Puis, en constatant à quel point les enfants sont si vites enfermés dans des codes sociaux, vestimentaires et de genres, qu’à chaque fête d’anniversaire il y avait d’un côté dix princesses et de l’autre 10 chevaliers, que les magazines de jouets exploitait (j’écris au passé pour le style mais c’est malheureusement encore vrai) ce que nous pensons être des comportements acquis (Je simplifie, aussi pour le style, mais il faudrait une bibliothèque pour finalement se dire qu’inné et acquis sont indissociable), et conscient du pouvoir de la narration, j’ai commencé à leurs raconter des histoires d’un autre genre.

Je voulais que les filles puisse s’identifier à autre chose que les modèles blondes barbies tirés à quatre épingles qui cuisine dans la dînette et coiffent des poneys. Attention loin de moi l’idée de dénigrer l’art que j’affectionne tant qu’est la cuisine, ni l’équitation, que j’aime un peu moins…surtout avec des poneys pfff…

Je voulais que des garçons puisse rêver d’autre chose que de guerres ou de voitures. Même si je me souviens bien de ma propre enfance et de mon adoration pour les épées et Karaté Kid. Non pas le nouveau Karaté Kid. Le vieux. Oui je suis vieux.

Un jour en salle de pause, notre groupe d’éducateurs discutions de quel spectacle nous allions bien pouvoir créer pour l’escalade. Mon ami Juan Lopez m’a dit : « et si on faisait du théâtre d’ombre ».
TILT ! FLASH ! Quelque chose s’est passé en moi. Je suis descendu sur l’ordinateur et j’ai cherché « théâtre d’ombre ». Est apparue alors une image qui restera gravé en moi et me fera l’effet d’un coup de point. Une magnifique silhouette de nuit d’un Château en ombre. L’effet était si fort que je revenais à la crèche tout seul les weekends en salle de psychomotricité avec des lampes, des draps et des cartons pour reproduire cette image afin de comprendre comment cela fonctionnait.

L’énergie créatrice! Voilà ce que m’a insufflé cette image et voilà comment est né ce spectacle.

En 2011, je me suis lancé à l’Ecole de Théâtre Serge Martin et en 2014 j’ai suivi un stage de Théâtre d’ombre au TMG. En 2016 j’obtiens une bourse d’aide à la création de la Ville de Genève dans le domaine du Théâtre pour mon projet, « La princesse eSt le chevalier ». Je décide d’appeler la Compagnie Don’t Stop Me Now en l’honneur de mon héros personnel, de sa chanson si motivante et du message qui résonne dans se nom.
En octobre 2016 une première ébauche voit le jour au TMG. Mais le nombre de comédiens est trop important. J’envoie notre dossier qui rejoint les piles de dossiers des directeurs de AMSTRAMGRAM, du Théâtre du Loup, de l’Etincelle et de bien d’autres encore.

Refus, refus refus,… et puis … au théâtre de la Parfumerie.

Le comité accepte ! Quelques mois plus tard nos demandes de subventions sont aussi acceptées. Nous travaillons d’arrache pied et dans le froid de l’hiver 2017 pendant six semaines pour réaliser ce spectacle. La première se joue le 9 janvier 2018. Voilà un rêve qui se réalise.

Le spectacle fonctionne très bien auprès de tout les publics. Alors trop frustrés d’avoir travaillé si dur, nous décidons de le reprendre du 5 au 24 février 2019 toujours dans le magnifique Théâtre de la Parfumerie. Nous avons cette fois organisés 7 séances scolaires. Nous sommes en train de faire la sieste entre deux représentations au moment ou je vous écris…
To be continued…

Les membres

Steven Matthews

Comédien, metteur en scène, musicien
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Lorin Kopp

Comédien
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Charlotte Chabbey

Comédienne et metteur en scène
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Mirko Verdesca

Comédien et musicien
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Justine Ruchat

Comédienne
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Jérôme Sire

Comédien

Mathilde Soutter

Comédienne
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Gaspard Boesch

Comédien
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Giulia Belet

Comédienne
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Sans oublier…

Capucine Léonard-Matta, illustratrice et créatrice de notre logo. Elle a également réalisé tous le graphisme et les décors de La princesse eSt le chevalier.

Thierry Van Osselt, musicien, ingénieur son

Lionel Perrinjaquet, comédien. Il remplace Gaspard Boesch dans le rôle de Gégé pour la reprise de la princesse eSt le chevalier en 2019-2020

Vincent Schäublin, le site web c’est moi.